Qui suis-je ?
Je m'appelle Léonie, et je crée des poupées artisanales depuis l'âge de 9 ans. Mais à bien y réfléchir, cette passion est née bien avant.
J'avais 4 ans quand, avec mes sœurs, nous avons créé des sorcières en pâte à sel. Je me souviens très bien de ce moment. Je n'aimais pas ma sorcière. Je la trouvais ratée. Et puis, bien des années plus tard, j'ai retrouvé une photo de ce jour-là. Avec mon regard d'aujourd'hui, j'ai souri : ma sorcière était plutôt réussie. La petite Léonie de 4 ans était déjà artiste, elle ne le savait pas encore.
Cette passion pour la matière et les petites formes ne m'a plus quittée. Tout au long de mon enfance, j'ai modelé en pâte à sel des chats, des citrouilles, des fantômes ronds avec de grands yeux bleus... des petits personnages qui avaient déjà ce quelque chose d'espiègle et de doux à la fois.

La rencontre qui a tout changé
C'est lors d'un salon de l'artisanat d'art que tout a vraiment basculé. Devant l'étal d'une dame qui créait des porte-clés avec des animaux en argile polymère, je me suis arrêtée, les yeux grands ouverts, complètement fascinée. Comment des mains pouvaient-elles créer quelque chose d'aussi délicat, d'aussi vivant ? Avec mes petits sous, j'ai acheté un ourson. Un tout petit ourson avec un nœud rouge. Et quelque chose, ce jour-là, s'est allumé en moi.
Ma mère a vu cette étincelle. Elle m'a acheté mes premiers pains de pâte polymère. J'ai tâtonné, essayé, raté, essayé encore... avec cette obstination douce que seuls les enfants passionnés connaissent. Jusqu'à faire ma première poupée.
Les premières poupées
Cette toute première poupée, je l'ai encore. Elle n'est pas plus grande qu'un pouce. Elle est imparfaite, maladroite, et je l'aime profondément. C'est par elle que tout a commencé : des petites poupées minuscules, puis des formats plus grands que j'appelais à l'époque les Sweet Dolls, posées sur des boîtes que je peignais à la main.
À côté de moi, ma maman peignait ses tableaux. On a même fait quelques expositions ensemble : moi en tant que mini artiste en pâte polymère, elle en tant que peintre. Ces moments-là sont parmi les plus beaux de ma vie.
Quant aux poupées que je trouvais ratées, plutôt que de les jeter, je les déposais sur le bord du muret de la maison, pour que les enfants de l'école d'à côté puissent en prendre une en passant. J'ai appris bien plus tard que c'était mon père, mon premier fan, qui les récupérait en secret. Grâce à lui, j'ai pu les retrouver et les garder comme souvenirs. Ces poupées soi-disant ratées étaient finalement bien jolies. Merci papa.
La pause... et le retour
Pendant des années, j'ai créé, modelé, imaginé. Et puis la vie de jeune adulte a pris le dessus : les études, le travail, le rythme. J'ai mis cette passion en pause. Quelques années de silence.
Et puis un jour, la lumière s'est rallumée. J'ai créé une poupée. Puis deux. Puis trois, quatre. Mon style d'enfant était toujours là, intact, comme s'il m'avait attendue. Ma famille m'a encouragée, des amis ont demandé leur propre poupée, et j'ai décidé de tenter ma chance avec Les Petites Françaises.
Les Petites Françaises, aujourd'hui
Il m'a fallu un an avant de me lancer vraiment sur les réseaux sociaux. En moins de six mois, ma communauté a grandi bien au-delà de ce que j'imaginais. Je suis devenue ambassadrice Cernit et je suis répertoriée aux métiers d'art dans la catégorie jeux, jouets et ouvrages mécaniques. Mon carnet de commandes de poupées personnalisées est sollicité, et mes poupées voyagent aujourd'hui dans toute l'Europe, chez des collectionneurs et des amoureux de l'artisanat.
Ce que j'aime par-dessus tout, c'est voir les enfants s'arrêter devant mes poupées, les yeux grands ouverts, émerveillés, exactement comme je l'étais devant ce petit ourson en argile.
Une belle aventure qui a commencé il y a près de 20 ans, et qui continue, portée par la persévérance et cette flamme qui ne s'est jamais éteinte. Car au fond, je suis toujours cette petite fille de 4 ans qui modelait des sorcières en pâte à sel ...
Bienvenue dans mon univers…